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Le mot du directeur

jean-Philippe hélin LE MOT DU DIRECTEUR
Depuis 24 saisons, nous travaillons sans relâche avec pour presque seul carburant notre désir d’œuvrer pour la défense des intérêts des familles et la confiance qu’elles nous renouvellent sans cesse.
L’objectif à terme que nous nous sommes fixés est de transformer et d’améliorer la qualité du vivre ensemble : Respect, Honneur et Dignité.
Que chaque homme, chaque femme prenne sa place en conscience et joue le rôle qui lui est dévolu. Les abeilles, depuis des millénaires l’ont compris, pourquoi pas les hommes que l’on dit intelligents. Notre capacité de résilience a été mise à l’épreuve. Nous avons navigué entre les rochers, les écueils mais jamais nous n’avons abandonné.
Nos charges, elles ne cessent de croître alors que nos moyens se sont amenuisés d’exercices en exercices. Les moyens humains en nombre et en compétence n’ont cessé de décroître d’années en années rendant plus difficile l’atteinte des objectifs.
Les parents sont pris à la gorge se voyant contraints de limiter la part de financement dédiés aux loisirs et à la culture de leurs enfants.
En conséquence nos effectifs baissent, vous me direz que d’autres facteurs pourraient expliquer cela. A mon tour de vous répondre que vous avez peut-être raison mais le nombre d’adhérent 2017 soit 310 témoigne de l’intérêt des familles pour notre structure. C’est le nombre d’inscription par enfant qui est en baisse : en moyenne 2,5 activités par enfant au lieu de 3 il y a quelques années.
Malgré tout, bon pied, bon œil, convaincu de l’importance de notre mission, cent fois, mille fois, nous avons remis l’ouvrage sur le métier. Nos résultats demeurent encourageants. Les usagers sont satisfaits car chaque jour nous faisons preuve d’audace, de courage et de respect des valeurs de notre institution sous le regard bienveillant de l’œil qui nous sert de sentinelle qui assure la veille sociale et nous indique le chemin à prendre.
La mise en œuvre du projet droit être l’affaire des bénévoles, des professionnels et des habitants. Ni d’un côté ni de l’autre ne doit s’exercer un pouvoir autocratique, arbitraire. Les choix doivent être réfléchis et partagé sur la base de connaissances, de maîtrise technique et d’appropriation de fondamentaux, des valeurs de l’institution Centre Social.
Nous devons rester libre, libre là où c’est l’habitant qui exige des réponses concrètes. L’outil toujours doit rester au service du projet. Les acteurs professionnels doivent porter les réponses, les bénévoles administrateurs doivent veiller aux respects des valeurs et des objectifs à atteindre. Les partenaires eux, nous souhaitons qu’ils nous accompagnent sur la base de contrats d’objectifs et ce de manière pérenne. Nous avons besoin de tout le monde. La complémentarité de l’engagement des financeurs est nécessaire.
Patrick Saint-Eloi a chanté la réhabilitation. Nous, nous réclamons la reconnaissance de notre travail et des moyens nécessaires pour continuer la mission sociétale. Nous ne venons pas les mains vides à la table des négociations. Nos bilans, la confiance des familles, nos résultats plaident en notre faveur.
Il n’est plus question de rafistoler, il est temps de changer de paradigme.

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